La Passion du Christ

Je ne retranscris pas l’évangile du jour, très long. Alors que nous lisions cette année la passion selon saint Marc durant le Dimanche des Rameaux, c’est celle selon saint Jean qui est lue, aux chapitres 18 et 19.

De nombreux événements ont lieu entre le moment où Jésus et ses apôtres vont à Gethsemani (notez que saint Jean ne mentionne qu’un jardin) et celui où le Christ est mis au tombeau. Et ces événements ont naturellement beaucoup inspiré les peintres et sculpteurs.

Le choix de tableaux présentés est donc, encore plus cette fois-ci, très sélectif. Les peintres peu choisis jusqu’ici ont été privilégiés.

Détrempe sur bois de Giovanni di PaoloPinacothèque du Vatican, 1430-1435.

Tout est là.
Les deux groupes d’apôtres endormis.
Jésus qui accepte la Coupe qui lui est apportée par un ange.
Les soldats, guidés par Judas, arrivent en rang serré.

La nuit est sombre. Judas donne son baiser, et c’est l’empoignade. Jésus est saisi, Pierre résiste et tranche l’oreille d’un garde.

Mais il regarde Jésus et comprend qu’il n’y a rien à faire. Jésus, malgré ce tumulte, est très calme.

Détrempe et huile sur bois de Hiéronymus BoschStädelsches Kunstinstitut, Frankfurt, 1475-1480.

Jésus est présenté à la foule par Pilate qui prononce son fameux « Ecce Homo » (Voici l’homme). La foule vocifère « Crucifie-le ».

Ces paroles sont inscrites sur le tableau lui-même, à côté des personnages qui les prononcent.

En bas, des personnages quasiment effacés disent : « Sauve-nous, Christ rédempteur ».

Huile sur bois d’Eugène DelacroixMuseum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, 1845.

J’aime beaucoup cette représentation assez inhabituelle du Christ en croix, sans savoir dire exactement pourquoi.

Probablement, parce que le « flou » rend la description assez mystérieuse, faisant écho au mystère de la croix.

Les tons, ainsi que ce fond noir duquel la lumière du Christ éclate, donnent beaucoup de majesté à cette scène.

 

Détrempe sur bois de Fra AngelicoAlte Pinakothek, Munich, 1438-1440.

Représentation « simple » de la mise au tombeau du Christ. Joseph d’Arimathie enveloppe le corps du Christ avec le linceul acheté, Marie et l’apôtre Jean l’accompagne.

Huile sur bois de Hans Memling, Galleria Sabauda, Turin, 1470-1471.

Etonnant tableau dans lequel tous les épisodes depuis le Dimanche des Rameaux (en haut à gauche)jusqu’à la résurrection du Christ (à droite) sont représentés.

Un tableau à agrandir !

 


Je ne suis pas exégète, ni spécialiste de l’art. Mais j’aime la peinture, surtout quand elle peut aider à méditer la parole de Dieu.

Pour voir en plus grande taille ces tableaux, il suffit de cliquer sur chaque image.

Ces images de tableaux proviennent du site http://www.wga.hu (site anglophone) qui a aimablement accepté leur utilisation pour ce blog.

 

 

 

Le lavement des pieds

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu,
se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »
Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. »
Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »
Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ?
Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. (Jn 13, 1-15)

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

Fresque de Giotto, de l’église d’Arena à Padoue, Italie, datant de 1304-1306.

Les douze apôtres sont là. Car, oui, Jésus a aussi laver les pieds de Judas…
Les apôtre sont groupés autour de Jésus, renforçant l’impression de cohésion.
Jésus s’apprête à laver les pieds de Pierre et celui-ci porte la main droite à son front, pour marquer son étonnement et son incompréhension devant un tel geste.
Je ne connais pas la raison pour laquelle l’auréole des apôtres est noire. Est-ce pour des raisons uniquement picturales ? Peut-être.
Détrempe sur bois de Buoninsegna, Museo dell’Opera del Duomo, Sienne, 1308-1311.
Alors que chez Giotto le Christ était au milieu des apôtres, ici, il est de côté, presque à part. Les apôtres sont stupéfaits, et semblent presque apeurés.
Pierre porte la main à la tête quand Jésus lui intime l’ordre de lui obéir.
Notez la forme étrange des sandales déliées qui ressemblent à des scarabées. Faut-il y voir une symbolique particulière ?
Tapis de soie sur laine d’Edingen van Aelst, Rijksmuseum, Amsterdam, vers 1510.
Très belle représentation de la scène du lavement des pieds, dans laquelle on retrouve l’étonnement des apôtres et le dialogue entre Jésus et Pierre.
Huile sur toile de Dirck van BaburenStaatliche Museen, Berlin, vers 1616.
Seuls quelques apôtres sont représentés, les autres se devinent en arrière-plan.
Le Christ, vêtu d’un manteau rouge qui contraste avec les habits des apôtres, est vraiment dans une attitude très humble.
Pierre essaye vainement de refuser que Jésus lui lave les pieds, mais Jésus lui saisit fermement le bas de la jambe.
La main posée sur le bras de Jésus montre, tout de même, la proximité entre le Christ et saint Pierre.

Je ne suis pas exégète, ni spécialiste de l’art. Mais j’aime la peinture, surtout quand elle peut aider à méditer la parole de Dieu.

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La trahison de Judas

L’un des douze Apôtres de Jésus, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres
et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui proposèrent trente pièces d’argent.
Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? »
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ‘Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples. ‘ »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »
Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l’un après l’autre : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer.
Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi qui l’as dit ! »  (Ma 26, 14-25)

 

Ce Mercredi Saint marque un moment d’attente dans la Semaine Sainte, avec encore l’épisode où Jésus désigne celui qui va le trahir. Ici, saint Matthieu indique la cupidité de Judas. Le repas est décrit en des termes assez similaires à ceux de saint Jean qui nous lisions hier.

 

Détrempe sur bois de Buoninsegna, Museo dell’Opera del Duomo, Sienne, 1308-1311.

Judas scelle son pacte avec les grands prêtres. L’heure est grave et l’inquiétude se lit sur les visages.

Judas reçoit les 30 deniers, prix de sa forfaiture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fresque de Giotto, de l’église d’Arena à Padoue, Italie, datant de 1304-1306.

Ici, contrairement au tableau précédent, l’interrogation semble encore dominer, notamment chez les deux prêtres de droite.

Judas reçoit son salaire. Il est prisionnier de Satan. Noter d’ailleurs son auréole noire (légèrement effacée dans sa partie inférieure), signe de l’apôtre déchue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Huile sur toile de Rembrandt, collection privée, 1629.

Bien que ne faisant pas partie de la scène de l’évangile du jour, ce tableau illustre bien, finalement, la cupidité de Judas.

Se repentant d’avoir livré un juste, il tente de se dédouaner en rendant l’argent. Mais il est trop tard, les prêtres tiennent Jésus, Judas ne leur est plus d’aucune utilité.

Comme toujours chez Rembrandt, ombre et lumière se répondent. Et si les prêtres sont dans l’ombre ou la pénombre, la partie la plus éclairée est le livre de la Loi, lumière pour les hommes.

Judas reste un mystère pour beaucoup de chrétien. Je trouve son imploration, certes tardive, mais touchante.

 

 

 

 

 


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Judas et saint Pierre

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta : " Amen, amen, je vous le dis : l'un de vous me livrera. "
Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait.
Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond : « C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote.
Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole.
Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres.
Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt ; il faisait nuit.
Quand Judas fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi.
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant ; tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois. (Jn 13, 21-33, 36-38)

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

Aujourd'hui, intéressons-nous donc à Judas, que nous reverrons souvent cette semaine, et saint Pierre. L'un va trahir, l'autre va renier. L'un ne s'en relèvera pas, l'autre sortira grandi de l'épreuve.

 

Détrempe sur bois de Buoninsegna, Museo dell'Opera del Duomo, Sienne, 1308-1311.

Jésus est entouré de Jean, qui repose sur Lui, et de Pierre, à sa droite.

Il tend une bouchée à Judas, selon la description du passage d'évangile cité ci-dessus.

On notera l'agneau dans le creux de l'assiette du milieu.

Par contre, je ne m'explique pas pourquoi, hormis Judas, il y a d'autres apôtres qui ne sont pas auréolés.

 

 

 

 

 

 

 

 

Huile sur toile de Nicolas PoussinNational Gallery of Scotland, Edinburgh, 1647.

 

Tableau intimiste où l'on sent le lien qui unit le Christ à ses apôtres. Ils mangent et boivent en l'écoutant.

Judas, à gauche, part "faire ce qu'il a à faire".

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Peinture sur huile de Le Caravage, Shickman Gallery, New York.

Magnifique évocation d'un des passages les plus émouvants des évangiles. La servante point du doigt saint Pierre en apostrophant le garde qui prend à parti Pierre.

Le regard légèrement baissé de celui qui n'ose affronter son contradicteur, les mains retournées vers lui-même comme pour essayer de s'absoudre, montrent toute la faiblesse de saint Pierre, pris dans son mensonge.

Les jeux d'ombres et de lumières sont exceptionnels.

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Peinture sur huile de Goya, Phillips Collection, Washington, 1823-1825.

Faisant écho au tableau précédent, saint Pierre implore le ciel. Les clés du royaume ne sont pas loins, mais son souci premier n'est pas là.

Il est tourné vers le Père, quémandant le pardon dont il aura besoin pour poursuivre sa route.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Marthe et Marie de Béthanie

Comme ils faisaient route, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. Celle-ci avait une sœur appelée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, elle, était absorbée par les multiples soins du service. Intervenant, elle dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc de m’aider. »

Mais le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te soucies et t’agites pour beaucoup de choses ; pourtant il en faut peu, une seule même. C’est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée. » (Lc, 10, 38-42)

Avant-propos

L’évangile proposé en ce Lundi Saint n’est pas celui de saint Luc, mais celui de saint Jean (Jn, 12, 1-11). N’ayant pas trouvé de tableaux illustrant Marie parfumant le Christ avec du parfum (ai-je mal cherché ?), j’ai choisi le passage de saint Luc. Ceci dit, les deux passages se complètent et, avec l’épisode de la résurrection de Lazare, ils permettent de se faire une idée des personnalités de cette fratrie, et notamment de Marie, soeur de Marthe.

 

Peinture sur huile de Cornelis Engebrechtsz, Rijksmuseum, Amsterdam, 1515.

Jésus, d’apparence très simple, discourt, et plusieurs personnes, dont Marie, l’écoute attentivement.

Marthe, elle, s’affaire. On ressent vraiment l’acrimonie dont elle fait preuve par le fait qu’elle regarde vers Jésus et sa soeur, et qu’elle soit la seule à travailler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peinture sur huile de Pieter de BlootLiechtenstein Museum, Vienna, 1637.

Etonnant tableau qui donne la priorité à la cuisine et à l’ampleur de la tâche à accomplir.

Marthe n’a-t-elle pas raison de demander de l’aide à sa soeur qui, elle, ne fait rien ?

Du coup, on en viendrait presque à trouver que Jésus n’est pas très bien élevé en laissant Marthe à ce dur labeur !

 

 

 

 

 

Peinture sur huile de TintorettoAlte Pinakothek, Munich, 1570-1575.

Les reproches de Marthe sont sévères, nul doute à cela. Mais Marie ne semble en avoir cure.

Elle a le regard plongé dans celui de Jésus, y trouvant la tendresse et la compassion. Jésus saura expliquer à Marthe pourquoi elle se trompe…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peinture sur huile de Velazquez, National Gallery, Londres, vers 1620.

Ce tableau donne la primeur à la cuisine, renforçant la distance qui peut exister entre Marthe, d’un côté, et Jésus et Marie de l’autre.

Marthe a le visage renfrogné, mais néanmoins teinté de tristesse.

Que lui dit la femme ? Lui conseille-t-elle d’aller faire des reproches à sa soeur ? Ou au contraire, lui demande-t-elle de se calmer ?

 

 

 

Peinture sur huile de Johannes Vermeer, National Gallery of Scotland, Edinburgh, vers 1634.

Assurément, mon préféré de la série présentée.

On ressent vraiment la bienveillance du Christ, on ne ressent d’ailleurs pas de conflit dans cette représentation.

Marie, comme dans d’autres tableaux, et comme cela est dit dans l’évangile, est toute tournée vers le Christ.

Marthe vient apporter à manger, elle fait le service. Elle semble avoir fait si peu de reproches, en la voyant ainsi se pencher vers Jésus pour lui offrir ce pain.

Elle est sans doute un peu jalouse et vexée d’être à l’écart.

Je trouve l’attitude de Jésus magnifique : sa main ouverte, son attitude sereine, son regard plein de bienveillance vers Marthe, en un mot la douceur de son être, désarme toute velléité de reproches.

 

 

 

 

Pour poursuivre la réflexion, j’ai trouvé une très belle interprétation de ce passage de l’évangile par Véronique Isenmann. C’est à lire ici.

 


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Le Dimanche des Rameaux

Le lendemain, la foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur et le roi d’Israël ! » Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus selon qu’il est écrit : Sois sans crainte, fille de Sion : Voici que ton roi vient, monté sur un petit d’ânesse. Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d’abord ; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c’était ce qu’on lui avait fait. (Jn, 12, 12-16)

 

Fresque de Giotto, de l’église d’Arena à Padoue, Italie, datant de 1304-1306.

Le contraste est assez saisissant entre les disciples qui suivent Jésus et ceux qui l’accueillent à Jérusalem. Alors que les apôtres sont en rang serré et sont malgré tout assez homogène, de l’autre côté, l’impression est autre : on y voit des pauvres, des femmes, des enfants, des blessés, même une femme n’osant regarder Jésus. On ressent une attente et une ferveur très forte.

Jésus est venu pour tous les hommes et, ce jour-là, tous l’accueillent.

Le fond bleu et les couleurs pastel donnent une impression de sérénité.

 

 

 

Peinture sur bois de Duccio di Buoninsegna, Museo dell’Opera del Duomo, Siena, 1308-1311.

La composition est assez similaire à celle de Giotto. Les apôtres arrivent en rang serré, tandis qu’une foule bigarrée attend le Christ.

Mais ici, pas de femmes représentées, malgré une foule plus nombreuse.

La montée vers Jérusalem est explicitement représentée par la pente que Jésus gravit.

Les tons orangers, ainsi que les nombreux enfants représentés, donnent beaucoup de chaleur à ce tableau et le rendent très vivant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fresque de Pietro Lorenzetti, Assise, vers 1320.

Ici, les apôtres semblent moins en ordre de marche que les précédents, ce qui donne à leur cortège plus d’ampleur.

Je trouve que la foule est moins dans l’attente que dans les deux tableaux précédents et d’ailleurs plusieurs hommes ne regardent pas le Christ.

Le manteau du Christ contraste assez nettement et lui donne une majesté plus affirmée que chez Giotto pu Buonisegna.

 

 

Fresque de Melozzo de Forlì, Loreto, Italie, 1477-1482.

Jésus n’est pas au premier plan de cette fresque.

Monté sur l’âne, on voit le trajet que Jésus a déjà parcouru, la foule le suivant plus ou moins près.

Il approche de Jérusalem, mais les hommes que l’on voit au premier plan sont les grands prêtres qui fomentent, dans leur coin, sa condamnation et sa mort à venir : il est clair que sa venue triomphale ne les réjouissent pas vraiment !

 

 

 

 

Peinture sur huile d’Anthony van Dick, Indianapolis, vers 1617.

Jésus apparait assez simplement dans ce tableau, même si son habit est plus fastueux que celui des autres.

On sent vraiment qu’il doit se frayer un chemin.

Il est dans la lumière, ainsi que, dans une moindre mesure, ses apôtres.

L’attendent, dans une semi-obscurité, des hommes qui semblent avides de le rencontrer.

D’expression très naturelle, Jésus domine néanmoins les autres protagonistes, car Il est la Lumière !


Sachez que je ne suis pas exégète, ni spécialiste de l’art. Mais j’aime la peinture, surtout quand elle peut aider à méditer la parole de Dieu. Pour voir en plus grande taille ces tableaux, il suffit de cliquer sur chaque image. Ces images de tableaux proviennent du site http://www.wga.hu (site anglophone) qui a aimablement accepté leur utilisation pour ce blog.