Meilleurs voeux 2013

voeux_2013_CAJe souhaite à tous les lecteurs de ce blog une belle et sainte année 2013. Et puis à tous les autres aussi. Aux assidus. A ceux de passage. A ceux qui y trouvent (un peu) leur compte et ceux qui zappent parce qu'ils trouvent ça nul.

Une belle année : qu'au moins, vous y trouviez votre compte, qu'elle ne soit pas trop chargée en soucis et que vous viviez de beaux moments. Une sainte année : non pas que vous deveniez des émules de saint François d'Assise ou de mère Térésa (encore que…), mais que vous puissiez nourrir votre vie spirituelle et approcher Dieu.

Voilà pour mes voeux. Ils sont sincères.

 

 

 

 

 

 

 

 

Politique et société

L'année 2012 fut donc celle de l'alternance politique. Porteuse d'espoir, l'élection de François Hollande semble avoir déjà perdu les rêves de jours meilleurs qu'elle voulait annoncer. La réalité rattrape toujours ceux qui rêvent trop. C'est une dure loi de la vie, ce serait tellement mieux si les rêves devenaient réalité. Mais les faits sont têtus : la France, l'Europe, le monde occidental traverse une crise économique forte, il n'y a plus ou peu d'argent dans les caisses, les marges de manoeuvre sont faibles. Et l'on s'aperçoit qu'il n'y a pas 10 000 façons de résoudre la crise économique. Faut-il verser dans l'extrémisme économique voulu par le PCF et le FDG ?

Quand on ne peut (ou ne veut diront certains) changer de politique économique, la tentation est grande de vouloir changer la société. C'est beau de se dire qu'on peut changer la société. Qu'on peut l'amener vers plus de modernité, vers le progrès. Oui, mais de quelle modernité, de quel progrès parle-t-on ?

Deux débats de société majeurs agitent ou vont agiter la France. On peut d'ailleurs se demander si, à l'heure de cette crise économique majeure, nous pouvons nous payer le luxe de ces débats et lois. Il s'agit bien sûr du mariage pour tous et de l'euthanasie. Je ne redirai pas ici ce que j'ai déjà écrit. Ces deux lois sont intrinsèquement mauvaises. Nous verrons comment François Hollande, celui qui a promis de ne pas créer de divisions entre les Français, tranchera et s'il aura le courage de renoncer à ses deux promesses. Comme il a déjà enterré d'autres promesses, cela ne devrait pas être trop difficile. Tout dépendra de la mobilisation populaire lors des grandes manifestations qui seront organisées en 2013.

 

Au niveau de ce blog

Le rythme de publication est chaotique et dépend grandement de ma charge professionnelle. Ecrire prend du temps et comme tout un chacun, j'en manque cruellement. J'ai publié 43 billets (en incluant celui-ci) en 2012, un peu moins qu'en 2011 (49), beaucoup moins qu'en 2010 (74).

Mais ce fut une belle année à plus d'un titre. D'abord, ce blog a fait partie d'une liste de blogs retenus par Le Pèlerin Magazine pour son concours du meilleur blog 2012. Je l'ai vécu comme une belle reconnaissance. Couplé à twitter (@Jibitou) et Facebook, cela a permis un accroissement de la visibilité (+136% de visites en 2012 par rapport à 2011).

2012 m'aura permis, pour la première fois, de passer la barrière du virtuel en rencontrant le blogueur Charles Vaugirard et sa fiancée Iris (tous mes voeux de bonheur pour 2013, ce sera un grand cru !). J'ai aussi rencontré Philippe Ariño, par internet d'abord (merci à lui de m'avoir "forcé" à aller sur Facebook) et à la fin d'une de ses conférences.

Ces rencontres justifient à elles seules de continuer ce blog. Lien ténu, masqué par les écrans et les claviers, lien virtuel, mais qui peut déboucher sur des rencontres. Et l'homme que je suis se nourrit de rencontres…

Si tout va bien, si le courage et les compétences ne me manquent pas, je vais tenter de refondre le "look" de ce blog. J'hésite à donner des dates, mais j'espère y parvenir avant la fin du premier trimestre. En espérant répondre à une des critiques du site Le Pèlerin qui avait trouvé "la présentation visuelle, parfois austère, [qui] gagnerait à être plus attrayante".

 

Florilège de la pensée boboïsante

Cette année fut riche et fertile en pensées qu'on retourne, qu'on tord, qu'on plie, pour faire dire le contraire de ce qui est ou de ce qu'on croit.

  1. La palme d'or à tous ceux qui essaient de faire croire qu'un être humain ne nait pas d'un homme-mâle et d'une femme-femelle et qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère. Qu'une telle loi de la nature aussi immuable puisse être niée (y compris par les écolos) me laisse pantois !
  2. Donner la mort n'est pas anodin. Euthanasier, c'est tuer quelqu'un, c'est l'assassiner. Refuser d'admettre cela montre à quel point les lobbyistes de l'ADMD ont l'art de détourner le sens des mots. Ils méritent donc bien leur prix spécial du jury.
  3. Le prix du scénario improbable : s'émouvoir de l'euthanasie de deux éléphants – voir le tweet de l'inénarrable Jean-Luc Roméro – mais être prêt à voter la mort des plus vieux ou des plus fragiles.
  4. La spéciale tarte à la crème : "qu'est-ce que vous préférez, un couple homo qui s'aime ou un couple hétéro qui picole, enferme ses gosses à la cave et les cajole à coup de trique ?" J'aurais pu dire d'ailleurs la tarte à la tomate, défendue avec tant de naïveté par la gentille Cécile Duflot. Et une autre tartelette à la crème pour ceux qui taxent d'homophobie les opposants au mariage pour tous, argument qui en dit long sur la posture intellectuelle des partisans, genre "tu fais comme je dis ou tu dégages"
  5. Le prix de la naïve au grand coeur mais qui ne pense pas à la même Cécile qui a vainement essayé de mettre en porte à faux l'Eglise de France qui n'ouvrirait pas assez ses portes aux SDF. Facile d'essayer de se refaire la cerise quand tout le reste fout le camp. Chère Cécile, si tu fréquentais plus l'Eglise catholique, tu connaîtrais la maxime "charité bien ordonnée commence par soi-même" et tu ouvrirais grand les portes de ton ministère : je suis certain qu'il y a assez de places pour héberger quelques SDF.
  6. Le prix d'interprétation au syndicat SUNDEP de l'enseignement privé pour son rôle de gardien de la "liberté de conscience" et qui veut écarter l'Eglise catholique de tout débat.
  7. Enfin, le prix des faux-culs à tous ceux qui jouent à détester Gérard Depardieu, parce que c'est un sport national que de dénoncer les salauds de riche. Depardieu est un grand acteur – le plus grand depuis Gabin – mais cela ne l'empêche sans doute pas d'être con. Mais à l'hallali des jaloux et des médiocres, j'ai envie de répondre "salauds de pauvre" !

2012 fut formidable. N'en doutez pas, 2013 sera encore plus…

Une journée de résultats

Il attend fébrilement les résultats. Le premier tour s'est plutôt bien passé et il était content de ses interviews données à la (charmante) journaliste.

Puis il a vu ceux qui avaient été sélectionnés. Six qu'ils étaient. Il a bien eu sa petite idée sur celui qui était favori, mais il n'en a rien dit.

Alors, il a hésité. Que faire ? Passer à l'offensive ? Tout changer ? Partir frénétiquement en quête d'un nouveau thème ? Écrire 10 articles par jour pour couvrir le terrain ?

Les autres pourraient-ils se désister, un à un ? Peu probable.

Alors, il a hésité. Puis décidé de ne rien changer. Comme si regarder plus à droite qu'à gauche changerait quoique ce soit.

Il pressentait que les carottes étaient cuites. Mais il a fait mine d'y croire. Jusqu'au bout. Même au Trocadero Troquet des héros, il a joué l'homme vainqueur.

Las, rien n'y a fait.

Le jour des résultats, il a attendu, fébrilement. Les premiers sondages n'étaient pas bons. Il a réuni ses collaborateurs pour leur annoncer la défaite.

Il a ajouté qu'il partirait sans bruit.

Quand le résultat officiel est tombé, il a déclaré :

Je vous remercie pour l'intérêt que vous avez porté à ma candidature. Merci de votre aide et de votre confiance. Je souhaite bonne chance au vainqueur.

Il s'est ensuite enfermé dans son bureau et se mit à penser à la vie qu'il aurait eue s'il avait gagné.

Ses conseillers se répandaient déjà dans la presse : "On le regrettera", "l'histoire lui rendra raison", "Ils n'ont rien compris", etc.

Il retourna alors à sa vie d'avant, français parmi les Français. Déçu mais pas amer. Éreinté par cette bataille de plusieurs semaines. Pour se remettre, un peu, il avala un cachet de dopamine, pensant que, peut-être, cela lui ferait du bien…

 


 

Vous l'avez compris, ce pastiche n'a d'autre but que de :
  • remercier le Pèlerin pour leur initiative, et leur gentillesse,
  • féliciter tous les blogueurs de France et de Navarre et, plus particulièrement, les 2 vainqueurs que sont Une catho à l'hosto et Kto and the city,
  • rendre grâce pour cette présence catho sur le net, ça aide vraiment…

Bon, sinon, qui peut me conseiller ce que je dois faire avec une femme et deux enfants éplorés ?

Marthe et Marie de Béthanie

Comme ils faisaient route, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. Celle-ci avait une sœur appelée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, elle, était absorbée par les multiples soins du service. Intervenant, elle dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc de m’aider. »

Mais le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te soucies et t’agites pour beaucoup de choses ; pourtant il en faut peu, une seule même. C’est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée. » (Lc, 10, 38-42)

Avant-propos

L’évangile proposé en ce Lundi Saint n’est pas celui de saint Luc, mais celui de saint Jean (Jn, 12, 1-11). N’ayant pas trouvé de tableaux illustrant Marie parfumant le Christ avec du parfum (ai-je mal cherché ?), j’ai choisi le passage de saint Luc. Ceci dit, les deux passages se complètent et, avec l’épisode de la résurrection de Lazare, ils permettent de se faire une idée des personnalités de cette fratrie, et notamment de Marie, soeur de Marthe.

 

Peinture sur huile de Cornelis Engebrechtsz, Rijksmuseum, Amsterdam, 1515.

Jésus, d’apparence très simple, discourt, et plusieurs personnes, dont Marie, l’écoute attentivement.

Marthe, elle, s’affaire. On ressent vraiment l’acrimonie dont elle fait preuve par le fait qu’elle regarde vers Jésus et sa soeur, et qu’elle soit la seule à travailler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peinture sur huile de Pieter de BlootLiechtenstein Museum, Vienna, 1637.

Etonnant tableau qui donne la priorité à la cuisine et à l’ampleur de la tâche à accomplir.

Marthe n’a-t-elle pas raison de demander de l’aide à sa soeur qui, elle, ne fait rien ?

Du coup, on en viendrait presque à trouver que Jésus n’est pas très bien élevé en laissant Marthe à ce dur labeur !

 

 

 

 

 

Peinture sur huile de TintorettoAlte Pinakothek, Munich, 1570-1575.

Les reproches de Marthe sont sévères, nul doute à cela. Mais Marie ne semble en avoir cure.

Elle a le regard plongé dans celui de Jésus, y trouvant la tendresse et la compassion. Jésus saura expliquer à Marthe pourquoi elle se trompe…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peinture sur huile de Velazquez, National Gallery, Londres, vers 1620.

Ce tableau donne la primeur à la cuisine, renforçant la distance qui peut exister entre Marthe, d’un côté, et Jésus et Marie de l’autre.

Marthe a le visage renfrogné, mais néanmoins teinté de tristesse.

Que lui dit la femme ? Lui conseille-t-elle d’aller faire des reproches à sa soeur ? Ou au contraire, lui demande-t-elle de se calmer ?

 

 

 

Peinture sur huile de Johannes Vermeer, National Gallery of Scotland, Edinburgh, vers 1634.

Assurément, mon préféré de la série présentée.

On ressent vraiment la bienveillance du Christ, on ne ressent d’ailleurs pas de conflit dans cette représentation.

Marie, comme dans d’autres tableaux, et comme cela est dit dans l’évangile, est toute tournée vers le Christ.

Marthe vient apporter à manger, elle fait le service. Elle semble avoir fait si peu de reproches, en la voyant ainsi se pencher vers Jésus pour lui offrir ce pain.

Elle est sans doute un peu jalouse et vexée d’être à l’écart.

Je trouve l’attitude de Jésus magnifique : sa main ouverte, son attitude sereine, son regard plein de bienveillance vers Marthe, en un mot la douceur de son être, désarme toute velléité de reproches.

 

 

 

 

Pour poursuivre la réflexion, j’ai trouvé une très belle interprétation de ce passage de l’évangile par Véronique Isenmann. C’est à lire ici.

 


Je ne suis pas exégète, ni spécialiste de l’art. Mais j’aime la peinture, surtout quand elle peut aider à méditer la parole de Dieu.

Pour voir en plus grande taille ces tableaux, il suffit de cliquer sur chaque image.

Ces images de tableaux proviennent du site http://www.wga.hu (site anglophone) qui a aimablement accepté leur utilisation pour ce blog.

Merci au magazine Pèlerin

Cette semaine, le magazine Pèlerin a lancé le Prix du Meilleur Blog Catholique. Il se trouve que ce site, Catholique Aujourd'hui, est sélectionné parmi 6 sites au total.

J'ai évidemment été très surpris par cette sélection, j'ai même cru à une pub lorsque j'ai reçu un email ayant pour objet : "Votre blog plaît à Pélerin …"

Je suis naturellement très heureux de faire partie de cette sélection. Il y a des dizaines de sites qui répondaient aux critères énoncés par le Pèlerin, certains auraient sans nul doute leur place dans la sélection. Ce fut donc une réelle surprise et cette surprise m'a procuré de la joie. Joie d'une certaine reconnaissance, joie aussi de l'encouragement donné. Espoir aussi d'élargir un peu le lectorat.

Je ne savais vraiment pas, voici 3 ans, combien de temps je tiendrais lorsque j'ai décidé de me lancer dans l'aventure d'un blog. Ce billet est le 150ème publié depuis mars 2009, ce qui fait environ un billet par semaine en moyenne.

Merci donc à ceux qui ont fait cette sélection.

Et puisqu'il y a un prix, bonne chance aux 5 autres sites sélectionnés, à savoir :

Meilleurs voeux pour 2012

Chers lecteurs,

je vous présente mes meilleurs voeux cette nouvelle année.

Puisse 2012 nous permettre, à nous Chrétiens, de mieux vivre par et avec le Christ et par là, être témoin de l'Evangile.

A tous, je vous souhaite la paix de l'âme et la guérison de vos blessures.

Que le Seigneur vous bénisse et vous garde !

Joyeux Noël

Chers lecteurs, joyeux Noël ! Certes, en ce 28 décembre, vous me direz que c’est un peu tardif. Eh bien non ! Comme l’a rappelé fort opportunément le père Lemessin, nous sommes dans l’octave de Noël, donc pendant huit jours, on peut se souhaiter joyeux Noël !

J’aime beaucoup cette fête de Noël. Le temps de préparation, la joie des petits et des grands, la présence nombreuse dans nos églises, tant de choses réchauffent le coeur. Et puis, comme je l’ai écrit dans ce billet l’an dernier, l’incarnation est pour moi est des plus beaux mystères. Nous ne croyons pas en un Dieu lointain et distant. Non, le Dieu auquel nous croyons est venu parmi nous pour témoigner ce qu’Il est.

Noël donne de la joie, parce que Dieu nous rejoint et parce que, de là, nait une grande espérance. Et Il nous a rejoint non pas par en haut, mais par en bas, dans l’humilité et le dénuement. Et les premiers à se prosterner devant Lui sont des bergers, comme Le Caravage l’a magnifiquement illustré dans le tableau ci-contre.

Un mot personnel : cette fin d’année est malheureusement bien plus chargée d’un point de vue professionnel et ce blog tourne vraiment au ralenti. J’avais prévu quelques travaux qui sont donc différés. Je vous remercie en tout cas, les statistiques de l’année montrent une augmentation sensible du nombre de visiteurs. Merci à vous.