2016-joieAh une nouvelle année qui commence ! Avec son cortège de remémorations en tout genre de l’année écoulée et de voeux, pas toujours très pieux, pour l’année qui commence. Souhaiter la bonne année à ses proches, ses amis, réels ou virtuels, ses collègues, ses voisins… Comme si par quelques paroles magiques, on avait un quelconque pouvoir.

Tiens, je pense à ceux à qui on a souhaité une « bonne année » l’an dernier et qui sont morts le 7 janvier 2015. Et tous ceux tombés le 13 novembre, n’ont-ils pas tous reçu, eux aussi, de bons et sincères voeux ? Et en Syrie, en Irak, se souhaite-t-on aussi une bonne année, même quand on sait que celle-ci sera terrible ? Et la femme du voisin de mes beaux-parents décédée brutalement le 1er janvier à 1h du matin, a-t-on eu le temps de lui présenter ses meilleurs voeux ?

Oh ! ne croyez pas que je ne souhaite pas, moi aussi, mes voeux pour le Nouvel An. Je me plie volontiers à ce rituel. Mais j’ai simplement du mal à me convaincre que mes paroles peuvent avoir le moindre effet. Non pas que je n’y ai vraiment jamais cru, bien sûr, mais au moins j’avais envie d’y croire. Et quand on pense que je n’ai pas encore repris le travail… Tant de voeux à distribuer le sourire aux lèvres pour ne pas passer pour le dernier misanthrope !

C’est un peu comme les bonnes résolutions que l’on prend en début d’année. Notez qu’on ne prend que très rarement de mauvaises résolutions, sauf quand on est un djihadiste. Notez aussi que les résolutions de janvier surpassent généralement celles de septembre en ambition. En septembre, on se fixe comme ligne d’arrivée Noël, alors qu’en ce début d’année, on se voit tenir une année complète au minimum. Bon, en général, dès février, tout s’est déjà largement vaporisé, mais c’est l’intention qui compte, comme les voeux.

Alors, chères lectrices, chers lecteurs, je ne vais pas me défiler sous prétexte qu’un écran s’interpose entre nous. Si je vous rencontrais demain, ce qu’à Dieu ne plaise, je vous souhaiterais la bonne année. Alors, je le fais là, derrière mon clavier, entre nos deux écrans et je vous la souhaite belle et heureuse et pleine de bonnes choses. Voilà, c’est dit, c’est sincère, mais je n’assure aucun service après-vente, ne venez pas vous plaindre. J’aimerais pourtant tant qu’elle soit belle et paisible cette année pour vous comme pour moi.

S’il y a une chose que je peux faire, c’est m’amender, me convertir, me rendre meilleur que je ne suis. La tâche est d’ampleur, quasi insurmontable, mais elle m’incombe entièrement. J’en suis l’acteur, il ne tient qu’à moi de … Zut, me voilà en train de prendre une résolution que je ne tiendrais pas !

Un dernier mot. Comme vous le voyez, le site Catholique Aujourd’hui est devenu Au puits de la Samaritaine. Aucun changement majeur, tous les articles sont repris. Ce changement me trottait dans la tête depuis un moment et comme j’ai décidé de changer d’hébergeur, j’en ai profité.

Normalement, au puits de la Samaritaine, on fait de belles rencontres. Alors si je dois ne former qu’un voeu (ça y est, je me dédis), c’est d’en faire de belles (de rencontres) !

A bientôt !