photo_calepinsIrak  – On avait un peu tendance à oublier l’Irak et tous les Chrétiens spoliés, déplacés, tués, martyrisés. Le diocèse de Lyon a voulu que la Fête des Lumières se passe à Erbil et une délégation, emmenée par le Cardinal Barbarin, est partie là-bas. J’ai été étonné des réactions négatives que j’ai pu lire, réactions liées principalement à la campagne de communication qui a précédé le départ (avec le hashtag #ProjetDeFou sur Twitter). Pour être honnête, je considère cette campagne comme ratée, je n’en comprends même pas le but. La délégation aurait pu partir et se contenter de l’annoncer le jour même, puis tenir au courant ce que cela intéresse des moments vécus là-bas. J’ai au final trouvé que cette campagne avait un petit goût de : « Regardez-bien ce qu’on va faire, c’est assez génial, on est des mecs bien, vous allez voir ce que vous allez voir ». Rien de bien grave, j’y vois plus de maladresse qu’autre chose. Et surtout, cela ne doit pas ternir le fond du projet : soutenir les Chrétiens du Moyen-Orient. Et contrairement à ce que j’ai pu lire, aller là-bas n’empêche pas de soutenir d’autres causes, ici, chez nous.

Sarkozy – Ça y est, il est revenu. Moins triomphalement qu’espéré, mais il est là, à nouveau président de l’UMP dont il veut, parait-il, tout changer, y compris le nom. Faut-il en espérer quelque chose ? Son intervention le dimanche 30 novembre me laisse la même impression que naguère : sa façon de parler, sa gestuel, ses intonations tantôt câlines, tantôt cassantes, ne passent décidément pas. Et sur le fond, pas grand-chose de neuf. On sent que son problème est qu’il n’a pas encore compris pourquoi qu’il avait été battu en 2012, et qu’il veut sa revanche face à Hollande. Aux États-Unis, un perdant à l’élection présidentielle ne revient jamais (sauf dans le cas de Richard Nixon, dont on sait ce qu’il advint lors de son mandat). En France, les perdants semblent avoir toujours raison. En son temps, Giscard avait tenté lui aussi de revenir. Mitterrand et Chirac essuyèrent deux échecs avant d’être élus. Sarkozy a donc toutes ses chances. A condition qu’il parvienne à passer avec succès le cap de la primaire, promise pour 2016, ce qui est loin d’être acquis. Mais gageons qu’il a dû y penser et il est probable que la reconquête de l’UMP faisait partie de sa stratégie. J’ai l’impression que ses adversaires – Juppé, Fillon, Bertrand – ont négligé ce point. On saura dans quelques temps qui a eu raison, entre éviter d’être aux manettes de l’UMP ou s’être précipité pour en reprendre les rênes.

Dégooglisation – Google, tout le monde connait, entreprise innovante qui a révolutionné notre usage d’internet avec quelques innovations majeures : leur moteur de recherche, l’usage d’une boite email avec tant d’espace disque qu’il n’était plus nécessaire de la vider régulièrement pour être sûr de recevoir ses messages ou encore Google Earth et ses dérivés que sont Google Maps et Google Street. Et puis la start-up innovante est devenue une multi-nationale dont le pouvoir financier semble sans limites. Et Google tisse sa toile, encore et toujours. Je suis le premier à reconnaître que les produits Google sont performants et généralement bien pensés. Mais trop, c’est trop. Un journaliste de Rue89 avait tenté l’expérience, pendant une semaine, de bannir tout produit Google. Pari tenu, mais avec difficulté. Sans vouloir aller aussi loin, ni aussi vite, j’essaye de me « degoogliser ». C’est assez difficile en réalité et je me suis aperçu à quel point j’étais dépendant de leurs produits. Pour commencer, je n’utilise plus Google Chrome que j’ai remplacé par Firefox, un peu moins performant mais très acceptable. Pour ce qui est du moteur de recherche, j’utilise de plus en plus DuckDuckGo dont j’avais entendu du bien. Bonne surprise en réalité : certes la présentation des résultats est moins attrayante que celle de Google, certes la mise à jour des réponses semble plus longue (c’est un peu pénalisant pour les sites d’actualité), mais la pertinence globale est globalement très bonne. DuckDuckGo couvre donc environ 90% de mes besoins et ce n’est que rarement, quand je ne trouve pas quelque chose, que je bascule sur Google. Et c’est assez motivant de constater qu’on peut se délier de quelques chaînes (de l’habitude) que l’on a.