Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu,
se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »
Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. »
Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »
Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ?
Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. (Jn 13, 1-15)

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

Fresque de Giotto, de l’église d’Arena à Padoue, Italie, datant de 1304-1306.

Les douze apôtres sont là. Car, oui, Jésus a aussi laver les pieds de Judas…
Les apôtre sont groupés autour de Jésus, renforçant l’impression de cohésion.
Jésus s’apprête à laver les pieds de Pierre et celui-ci porte la main droite à son front, pour marquer son étonnement et son incompréhension devant un tel geste.
Je ne connais pas la raison pour laquelle l’auréole des apôtres est noire. Est-ce pour des raisons uniquement picturales ? Peut-être.
Détrempe sur bois de Buoninsegna, Museo dell’Opera del Duomo, Sienne, 1308-1311.
Alors que chez Giotto le Christ était au milieu des apôtres, ici, il est de côté, presque à part. Les apôtres sont stupéfaits, et semblent presque apeurés.
Pierre porte la main à la tête quand Jésus lui intime l’ordre de lui obéir.
Notez la forme étrange des sandales déliées qui ressemblent à des scarabées. Faut-il y voir une symbolique particulière ?
Tapis de soie sur laine d’Edingen van Aelst, Rijksmuseum, Amsterdam, vers 1510.
Très belle représentation de la scène du lavement des pieds, dans laquelle on retrouve l’étonnement des apôtres et le dialogue entre Jésus et Pierre.
Huile sur toile de Dirck van BaburenStaatliche Museen, Berlin, vers 1616.
Seuls quelques apôtres sont représentés, les autres se devinent en arrière-plan.
Le Christ, vêtu d’un manteau rouge qui contraste avec les habits des apôtres, est vraiment dans une attitude très humble.
Pierre essaye vainement de refuser que Jésus lui lave les pieds, mais Jésus lui saisit fermement le bas de la jambe.
La main posée sur le bras de Jésus montre, tout de même, la proximité entre le Christ et saint Pierre.

Je ne suis pas exégète, ni spécialiste de l’art. Mais j’aime la peinture, surtout quand elle peut aider à méditer la parole de Dieu.

Pour voir en plus grande taille ces tableaux, il suffit de cliquer sur chaque image.

Ces images de tableaux proviennent du site http://www.wga.hu (site anglophone) qui a aimablement accepté leur utilisation pour ce blog.