Le lendemain, la foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur et le roi d’Israël ! » Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus selon qu’il est écrit : Sois sans crainte, fille de Sion : Voici que ton roi vient, monté sur un petit d’ânesse. Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d’abord ; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c’était ce qu’on lui avait fait. (Jn, 12, 12-16)

 

Fresque de Giotto, de l’église d’Arena à Padoue, Italie, datant de 1304-1306.

Le contraste est assez saisissant entre les disciples qui suivent Jésus et ceux qui l’accueillent à Jérusalem. Alors que les apôtres sont en rang serré et sont malgré tout assez homogène, de l’autre côté, l’impression est autre : on y voit des pauvres, des femmes, des enfants, des blessés, même une femme n’osant regarder Jésus. On ressent une attente et une ferveur très forte.

Jésus est venu pour tous les hommes et, ce jour-là, tous l’accueillent.

Le fond bleu et les couleurs pastel donnent une impression de sérénité.

 

 

 

Peinture sur bois de Duccio di Buoninsegna, Museo dell’Opera del Duomo, Siena, 1308-1311.

La composition est assez similaire à celle de Giotto. Les apôtres arrivent en rang serré, tandis qu’une foule bigarrée attend le Christ.

Mais ici, pas de femmes représentées, malgré une foule plus nombreuse.

La montée vers Jérusalem est explicitement représentée par la pente que Jésus gravit.

Les tons orangers, ainsi que les nombreux enfants représentés, donnent beaucoup de chaleur à ce tableau et le rendent très vivant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fresque de Pietro Lorenzetti, Assise, vers 1320.

Ici, les apôtres semblent moins en ordre de marche que les précédents, ce qui donne à leur cortège plus d’ampleur.

Je trouve que la foule est moins dans l’attente que dans les deux tableaux précédents et d’ailleurs plusieurs hommes ne regardent pas le Christ.

Le manteau du Christ contraste assez nettement et lui donne une majesté plus affirmée que chez Giotto pu Buonisegna.

 

 

Fresque de Melozzo de Forlì, Loreto, Italie, 1477-1482.

Jésus n’est pas au premier plan de cette fresque.

Monté sur l’âne, on voit le trajet que Jésus a déjà parcouru, la foule le suivant plus ou moins près.

Il approche de Jérusalem, mais les hommes que l’on voit au premier plan sont les grands prêtres qui fomentent, dans leur coin, sa condamnation et sa mort à venir : il est clair que sa venue triomphale ne les réjouissent pas vraiment !

 

 

 

 

Peinture sur huile d’Anthony van Dick, Indianapolis, vers 1617.

Jésus apparait assez simplement dans ce tableau, même si son habit est plus fastueux que celui des autres.

On sent vraiment qu’il doit se frayer un chemin.

Il est dans la lumière, ainsi que, dans une moindre mesure, ses apôtres.

L’attendent, dans une semi-obscurité, des hommes qui semblent avides de le rencontrer.

D’expression très naturelle, Jésus domine néanmoins les autres protagonistes, car Il est la Lumière !


Sachez que je ne suis pas exégète, ni spécialiste de l’art. Mais j’aime la peinture, surtout quand elle peut aider à méditer la parole de Dieu. Pour voir en plus grande taille ces tableaux, il suffit de cliquer sur chaque image. Ces images de tableaux proviennent du site http://www.wga.hu (site anglophone) qui a aimablement accepté leur utilisation pour ce blog.