J'aurais voulu aller voir l'exposition au musée Jacquemart-André sur Fra Angelico. Malheureusement, n'ayant pas réservé sur internet à l'avance, quand je suis arrivé, il y avait une heure et demi d'attente et je ne pouvais pas attendre.

Ce n'est pas bien grave, tant Paris regorge de merveilles. Paris et ses monuments et ses musées et ses panoramas sont connus, cet article n'a donc pas vocation à vous faire découvrir cette ville. J'ai choisi quelques clichés parmi les nombreux que j'ai pris, qui vous donneront peut-être envie de découvrir ou re-découvrir telle ou telle partie de la ville. Il va de soi, selon la thématique de ce blog, que je restreins le périmètre l'article à ce qui a trait au catholicisme, non pas par ostracisme – Paris regorge de merveilles profanes – mais par cohérence.

Note : plus de photos sont visible dans la galerie.

 

Le Louvre

Cela faisait des années que je n'avais mis le pied au Louvre. Magnifique musée, le plus beau diront certains. Voici un aperçu de quelques oeuvres religieuses.

CA-Paris-Octobre-2011_01Et pour commencer, un oeuvre de Fra Angelico. Si j'ai bien compris, il s'agit d'une fresque (donc peinte à même le mur) qui a été déplacée au Louvre.

Elle montre Jésus sur la Croix, avec sa mère et son saint Jean. Comme cela est souvent le cas, un moine dominicain est ajouté au tableau. Ici, il s'agit probablement de saint Dominique. Le tragique de la scène est renforcé par le fond noir. Jésus a la tête qui penche du côté de sa mère dont le regard est attristé. Saint Jean embrase d'un même regard et son maître et Marie. Enfin, le moine semble s'agripper au bois de la Croix : ce geste devait rappeler à tous les moines – et donc à nous – que la Croix est l'unique source de salut.

 

 

 

 

 

 

 

 

CA-Paris-Octobre-2011_02La crucifixion de Giotto. Ce tableau est très dense, regroupant les principaux événements liés à la crucifixion qui se superposent les uns aux autres.

Jésus vient d'expirer, on Lui transperce le côté droit au moyen d'une lance. A sa droite, le bon larron est emmené au paradis par trois anges tandis que le mauvais larron est lui pris par un ange "noir". Les deux larrons ont les jambes brisées – cela se pratiquait, je crois, pour abréger les souffrances – mais pas Jésus car il est dit dans les Ecritures que "pas un seul de ses os ne furent brisés".

Au bas de la Croix, il y a du côté gauche (donc à la droite de Jésus), les saintes femmes avec saint Jean. De l'autre côté, on voit trois soldats se partageant son manteau et, un peu plus loin, les prêtres qui récriminent et vocifèrent. Au pied de la Croix, un homme tient un tige et un seau : c'est lui qui a donné à boire à Jésus en trempant une éponge dans du vinaigre et en la donnant à Jésus au moyen de la tige.

 

 

CA-Paris-Octobre-2011_03Ce tableau de Titien montre les disciples d'Emmaus, désespérés après la mort de Jésus, qui ont rencontré un homme à qui ils ont offert l'hospitalité. Ils ont compris que cet homme était Jésus lorsqu'il a rompi et béni le pain.

Une explication du tableau est à lire ici.

 

 

 

 

 

 

 

CA-Paris-Octobre-2011_04La Prédication de saint Etienne par Vittore Carpaccio. On y voit le saint, perché sur le socle d'une statue d'idole renversée, faire un discours, le doigt pointé vers le Ciel.

Les gens à gauche de la statue sont de dos pour la plupart, et sont renfrognés. A droite, l'attention et l'intérêt sont plus marqués. Il faut aussi observer que toutes les classes de la société sont représentées parmi les personnes qui sont favorables au discours : l'évangile, la Bonne Nouvelle, est pour tous.

 

 

 

 

 

 

 

CA-Paris-Octobre-2011_05

Le Christ à la colonne, d'Antonello Da Messina.

Je trouve ce portrait du Christ poignant. Le cadrage serré y est pour beaucoup. Les yeux levés au Ciel, la bouche mi-ouverte dans une imploration quais-silencieuse, quelques gouttes de sang, montre le Christ allant vers son agonie.

Deux larmes perlent sur sa joue. Que notre humanité blessée se retrouve dans ce portrait !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CA-Paris-Octobre-2011_06

Le couronnement de la Vierge de Fra Angelico. La photo ne rend pas la magnificence de ce tableau. Tout Fra Angelico est là : les couleurs, les drapés, l'ordonnancement général. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CA-Paris-Octobre-2011_07

Très beau retable miniature avec une Vierge à l'enfant. Les panneaux intérieurs illustrent des passages de la vie de Jésus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Paris

Difficile de dire si elle est la plus belle cathédrale de France. Celle d'Amiens la dépasse en magnificence et en hauteur. Mais elle a perdu quasiment tous ses vitraux. Les vitraux de Chartres sont inégalés. Mais Notre-Dame de Paris me semble la plus équilibrée, quelque soit l'angle de vue par lequel on la regarde. L'intérieur est certes un peu sombre mais ses vitraux n'en sont que plus magnifiés. Les deux rosaces du transept sont des merveilles.

Je pense à ces hommes qui ont oeuvré à bâtir ces bâtiments, pour rendre gloire à Dieu et permettre aux hommes de le prier. Que bâtissons-nous aujourd'hui ?

 

CA-Paris-Octobre-2011_08Cette vue est prise quai de Montebello. La belle se laisse alors peu à peu découvrir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CA-Paris-Octobre-2011_11

 

 

J'aime ce parvis, la cathédrale se révèle, imposante et majesteuse.

 

Je me souviens que j'avais assisté à la messe célébrée par Jean-Paul II lorsqu'il vient pour la première fois à Paris, c'était en 1980.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CA-Paris-Octobre-2011_22

Cette vue est prise depuis la Seine. C'est peut-être celle que je préfère, tant l'équilibre de l'édifice transparait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CA-Paris-Octobre-2011_15

Evidemment, la photo est très réductrice par rapport à la réalité. Mais que cette rosace (ici celle du côté Nord) est belle…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CA-Paris-Octobre-2011_16

Notre-Dame de Paris regorge de statues. En voici une, celle de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, dont j'admire la simplicité des lignes.