Il est né le divin enfant ! Émotion simple de la venue de cet enfant, né dans la simplicité la plus grande.

Simplicité des récits canoniques aussi. Saint Matthieu ne dit quasiment rien de la naissance du Christ, saint Marc et saint Jean n’abordent même pas le sujet. Seul saint Luc, dans le chapitre 2, décrit les premières années de Jésus. Et encore, avec une économie de mots : ici, pas d’âne ou de boeuf, pas de précisions sur le décor, ou si peu, juste quelques mots pour dire qu’Il est né dans une mangeoire.

Et pourtant, quand on évoque la naissance de Jésus, une foule de détail nous vient à l’esprit. Ceux-ci viennent en réalité des évangiles apocryphes ((voir aussi l’article sur Info-Bible ou celui qui décrivent avec moult détails la Nativité ou l’enfance cachée de Jésus [1]. L’Église a décidé de ne pas reconnaître ces textes, soit qu’il était manifeste qu’ils étaient faux, soit qu’ils n’apportaient rien à la révélation.

Ainsi l’Église – à qui l’on reproche tant de choses – a fait le choix d’épurer les différents témoignages, de se priver de récits qui sont pourtant si riches de détails, pouvant faire « rêver » les gens. Oh certes, la tradition populaire a repris à son compte un certain nombre d’éléments des Évangiles apocryphes. Mais je trouve remarquable que l’Église ait décrété que ces textes ne devaient pas être retenus.

Loin du folklore, comment recevons-nous cet enfant dont on ne sait quasiment rien, si ce n’est l’essentiel : Il est le Sauveur, Il est le divin Enfant !

Joyeux Noël à toutes et à tous !

  1. voir, par exemple, l’Évangile de Thomas []