Magnifique lecture de l’évangile [1] lors de ce dimanche de la Solennité du Christ, Roi de l’Univers.

La crucifixion. Jésus est sur la croix, Il a été condamné quelques heures plus tôt, Il vient de subir le chemin de Croix. Il est condamné avec deux malfrats, pas des enfants de coeur qui auraient mal tourné. Non, des poids lourd du crime. « Eh sauve-Toi si tu es le messie », dit l’un.

Vous y croyez, vous, en ce Dieu-là ? Qui naît dans une étable et qui finit condamné à mort et exécuté en même temps que des tueurs ? Comment croire en un Dieu si humble ? Les apôtres, les disciples, eux aussi, ont eu du mal à y croire. Ils espéraient le pouvoir, la gloire temporelle, ils voulaient que les Romains soient boutés hors de Palestine. Nous aussi, aujourd’hui, nous voudrions que Dieu soit plus présent, qu’ils redressent les torts, qu’ils refusent la déchristianisation des pays. Nous aimerions parfois tellement plus de choses…

Né dans une étable, mort sur une croix, il est même allé jusqu’à laver les pieds de ses apôtres. Même ceux de Judas.

Plus j’avance dans ma vie de foi, plus je comprends ce que ce Dieu-là veut nous dire : « Soyez petit et humble comme j’ai été petit et humble moi-même. »

Quand on voit certains débats qui occupent les différents milieux catholiques, j’ai parfois l’impression que nous sommes vraiment à côté de la plaque.

  1. Luc, 23, 35-43 []