Je voudrais partager un épisode vécu cet été. Nous avions décidé de passer nos vacances sur la côte espagnole, que nous ne connaissions pas, plus précisément la Costa Daurada. C'est assez peuplé l'été mais la mer est chaude, ce n'est pas très loin de Toulouse et les sites sont très jolis (je vous montrerais sous peu 2 magnifiques monastères cisterciens que nous avons visité).

Nous avions réservé (dès le mois de février !) dans la petite ville de Sitges, fort agréable, située à environ 40 kilomètres de Barcelone. Réservation par internet, sans en savoir plus sur la ville. Il se trouve que Sitges est la ville des homosexuels, notamment pendant l'été. Je m'inquiétais un peu pour les enfants, mais finalement les couples homo ne s'affichent quasiment pas, notamment sur la plage où nous allions.

Par contre, dans la résidence où nous logions, nous avons été confrontés malgré nous à quelques échantillons de la communauté homo française. Et là, les bras m'en sont tombés car ce que nous avons entendu – en étant par ailleurs obligé d'éloigner les enfants – dépasse ce que je pouvais imaginer. Nous avons donc surpris, malgré nous, des conversations relatant les débauches qui s'y déroulent la nuit. Le mot débauche est d'ailleurs assez faible et je ne peux relater les propos. Je ne sais si cela est significatif de tous les homos. On me rétorquera que tous ne sont pas comme cela, qu'il y a aussi des couples homos "tranquilles" qui vivent "normalement". Sans doute. Mais cela ne change pas que ce que j'ai entendu malgré moi existe et que ces débauches font d'ailleurs le succès de la ville en question. Je me souviens lors de l'arrivée d'un nouveau comment les autres lui décrivaient avec délectation le programme des nuits suivantes. Ce qui m'a frappé le plus, c'est le narcissisme absolu de ces personnes, dont la jouissance est une fin en soi, si ce n'est la fin. Qu'il y a-t-il d'autres dans leur vie ? L'argent, bien sûr. Le reste paraît complètement absent. J'ai ressenti de la tristesse devant ces vies "inutiles", un certain dégoût et une certaine impuissance : je ne dois pas juger, certes. Mais peut-on laisser ces modes de vie être érigé en modèle sous prétexte de liberté, sous prétexte qu'"il est interdit d'interdire" ?

La communauté gay est une des plus virulentes lorsqu'il s'agit de contredire les propos du Pape sur le préservatif. Vous vous souvenez sans doute de la polémique lors du dernier voyage du Saint-Père en Afrique. J'en avais parlé . Je comprends mieux maintenant ce refus obstiné d'entendre le Pape – ou d'autres – s'exprimer sur le sujet. Je comprends mieux les objectifs pernicieux des "kiss-in" régulièrement organisés sur les parvis des cathédrales pour dénoncer la soi-disante intolérance de l'Église. La débauche, oui, mais sans contradicteur !

Certains journaux se sont fait écho d'un rapport de l'INVS, l'INstitut de Veille Sanitaire, qui montre que "la transmission (du VIH) est particulièrement élevée dans la population homosexuelle masculine, sans baisse entre 2003 et 2008." Une population pourtant sensibilisée aux divers moyens de prévention. Dont un semble être refusé absolument : l'abstinence.

En contre-point de cet épisode, j'ai revu un ami à la fin du mois d'août et qui m'a donné des nouvelles des anciennes connaissances estudiantines. Il m'a appris que l'une de ces personnes, que j'appréciais beaucoup, est homosexuel (je m'en doutais un peu mais le "coming out" a eu lieu). Et savez-vous où il passe ses vacances l'été ? A Sitges, bien sûr !