C'est étonnant la versatilité des journalistes. J'avais lu quelques papiers sur les "dangers" de la visite du Pape, dangers pour lui-même surtout. Je n'ai plus tout en souvenir mais, en vrac, on fustigeait le côté rétrograde de l'Eglise catholique en comparaison de la modernité de l'église anglicane, on a essayé de créer une vaine polémique sur le coût de ce voyage et, hasard ou nécessité, la crise de l'Eglise belge empêtrée dans les histoires de pédophilie était mise à nouveau en une des journaux. Bref, ce voyage s'annonçait comme un fiasco.

Et puis, non. Ce fut même plutôt un succès. Succès en nombre de fidèles présents, succès de l'approche du Pape. Lui qu'on raille souvent pour sa rectitude, son archaïsme, son germanisme (ce que certains considèrent comme des tares sont appréciées comme des qualités par d'autres – à ce propos, je vous ferais découvrir un texte sur ce sujet, bientôt) a su trouver l'attitude idoine vis-à-vis des victimes des pédophiles. Benoit XVI pouvant faire preuve de compassion ! Que d'aucun n'y avait pensé ! Alors certes, la compassion ne fait pas tout mais je crois qu'elle contribue à panser les plaies et, accessoirement, à montrer la vraie image du Pape.

Toujours lié au Pape, l'excellentissime Alain Minc s'est justifié sur les propos qu'il avait tenu sur Benoit XVI à propos des Roms. J'en avais déjà parlé dans "Minc(e) alors". Il a tenté de se justifier en expliquer que tout le monde était héritier du passé de son pays. Dans un blabla plein de circonvolutions, il a essayé de justifier son énorme bourde (j'essaye de retrouver le site où je l'ai lu, sans succès pour l'instant).

Ah, si tous ces journalistes et intellectuels pouvaient retourner leur langue sept fois avant de parler ! Et puis non ! Le mieux serait de moins leur donner la parole …