Un article récent sur La Croix rappelle et alerte les personnes du nombre croissant d’actes de vandalisme dans les lieux de culte chrétien, principalement en fait dans les églises catholiques.

On y apprend que les cambriolages liés au trafic d’objets d’art sont plutôt en baisse, que les dégradations à caractère satanique ou idéologique sont une minorité. Non, il s’agit purement et simplement d’acte de vandalisme pur. Le plaisir de détruire, de casser, et sans doute aussi de profaner.

Statue de la Vierge à l'Enfant, Toulouse

Je lie ces actes à la perte du sacré. Si la croyance en Dieu est assez commune (beaucoup croient qu’ « il » existe quelque chose, confusément, sans pousser trop loin leurs interrogations), le respect de Dieu et de la religion catholique ne sont, quant à eux, plus de mise. L’homme se suffit à lui-même, il n’a besoin de personne, et par là-même respecte de moins en moins Dieu (s’il y croit encore vaguement) et les

hommes. L’égotisme, plus que l’égoïsme, tend à gangréner de plus en plus de personnes. C’est triste mais c’est ainsi.

Sans respect pour Dieu ou pour les autres, on en vient à accepter les profanations même de ce qui est le plus sacré (ou qui était, devrais-je écrire) : les morts et les tombes, juives ou musulmanes, les églises catholiques.

Où cette société s’arrêtera-t-elle ? Le pessimisme me guette, il vaut mieux que je m’arrête là.

Dis-moi, ô funeste profanateur d’églises, puisse-tu préserver cette magnifique statue de la Vierge à l’Enfant d’une non moins belle église toulousaine !