couv (Page 3)J’ai découvert François Varillon (1905-1978), jésuite, par un de ses livres les plus connus, « Joie de croire, joie de vivre ». Ce livre a eu un retentissement très fort pour moi et sur ma foi. Comme j’ai eu l’occasion de le dire en ce billet, j’ai traversé une période de doute, de sécheresse, de remise en question. Je butais notamment sur la question de la rationalité. Comment, imprégné de culture scientifique, pouvais-je croire ce que les Évangiles disaient ? Une question revenait sans cesse : et si tout ça n’était que des sornettes, des affabulations, qu’un amas de mythes plus ou moins évolués, structurés et surtout bien racontés ? Mais ces interrogations ne font finalement pas tellement avancer, je me suis aperçu plus tard de leur stérilité. Soit on leur donne prise, et la conclusion s’impose d’elle même, soit on « résiste », comme je l’ai fait, mais on avance assez peu. J’en étais là lorsque j’ai eu entre les mains « Joie de croire, joie de vivre ».

L’art de Varillon est d’abord de parler théologie au tout venant, avec des mots simples, et avec une clarté de formulation assez remarquable. F. Varillon mise sur l’intelligence des lecteurs et, surtout, réconcilie foi et rationalité. Il a le don d’expliquer les principaux dogmes du catholicisme sans être laborieux, sans être ennuyeux, ni hautain, ni distant. Grâce à lui, ma foi en a été renouvelée. Tout ne s’est pas fait en une lecture évidemment. J’ai mûri les propos, ai lu et relu les passages que je ne m’appropriais pas parce que je ne les comprenais pas. En me gardant bien de ne pas comparer ce qui est incomparable, j’ai parfois l’impression que Varillon m’a éclairé comme l’Esprit Saint a éclairé les apôtres et les disciples après Pentecôte. J’ai compris – ou j’ai au moins approché – ce qui était encore obscur, ce que je percevais sans savoir, ce que j’entendais sans comprendre.

Lisant et relisant « Joie de croire, joie de vivre » – c’est, littéralement, mon livre de chevet – je vais tenter d’en faire un résumé, de partager les faits saillants de son discours et discuter les explications qu’il donne. Ce travail est important et s’étalera sur plusieurs mois : je doute de pouvoir écrire plus de 2 billets par mois sur le sujet. J’espère surtout être capable de résumer sa pensée, sans la trahir, tout en en préservant la fluidité et la logique.

Qu’une chose soit claire : je ne veux en aucun cas me substituer à lui ou à son livre. Je veux juste faire œuvre de partage. Je ne cesserai pas de vous conseiller de lire le livre lui-même car la source sera toujours meilleure que la copie ou le résumé.

La publication de ces billets commencera bientôt. Patience …