Hier après-midi, je surfe sur internet et je tombe sur le site de l’hebdomadaire Le Point. Sur la page d’accueil (l’article a disparu depuis), on lit « Benoit XVI a hébergé un prêtre pédophile présumé« . Diantre. Je me dis qu’effectivement, se compromettre avec un pédophile, par les temps qui courent, est dangereux et choquant. Encore que Jésus s’est affiché avec des prostituées et des gens de mauvaise vie. Je clique sur l’article en question : tiens, le titre a changé. Il devient « En 1980, Benoît XVI a hébergé pour thérapie un prêtre pédophile présumé dans son archevêché« . C’est différent. Benoit XVI n’était pas Benoit XVI, un archevêché, c’est grand, et en plus, ce n’était pas pour le cacher, mais pour lui faire suivre une thérapie. On est déjà moins dans le sensationnel.

Que lit-on dans l’article ? Que le prêtre pédophile a été condamné pour des faits qui se sont déroulés en juin 86. Que J. Ratzinger n’était plus archevêque depuis 1982. Que Mgr Gruber assume entièrement la responsabilité de la décision, à laquelle a été associée pourtant J. Ratzinger. En tant qu’archevêque, cela paraît normal. Que s’était-il passé avec ce prêtre avant 1980 ? On n’en sait rien. Donc, la décision de lui offrir un moyen de se guérir était peut-être la bonne. Je n’excuse pas, évidemment, ces agissements. Mais j’en ai marre des amalgames honteux et quasi-systématique que les journaux font concernant Benoit XVI. Un peu d’honnêteté !