Je lis régulièrement un blog que j’apprécie beaucoup. Enfin, je devrais probablement éviter le terme « apprécier » puisque ce blog est écrit par une femme, MDA, atteinte d’un cancer. Ce blog est intitulé « K, histoires de crabe, Journal d’une nouvelle aventure cancérologique« . Le ton en est alerte, il y a beaucoup d’humour et l’auteur n’hésite pas à partager ses moments de découragement, ses doutes, ses difficultés mais aussi ses espoirs. On devient très vite familier avec cette personne, cela se ressent d’ailleurs dans les commentaires. Je crois aussi que le fait que l’auteur évite tout pathos y est pour beaucoup.

Hier, un article intitulé « Même pas le moral à plat » a été publié : l’article fait état de métastases trouvées au cerveau, ce qui n’est pas une excellente nouvelle mais qui, comme cela est expliqué, n’est peut-être pas si mauvaise. Et l’auteur de conclure : « Le terme ne se profile pas. Pas encore. Une histoire sans fin, je vous dis, je me dis. Quoique… Il y aura une fin, je ne suis pas immortelle, hein, comme tout un chacun… » De là, un commentaire, posté par un certain Jean-Luc, m’a interpelé car il met le doigt sur une angoisse existentielle – si ce n’est une angoisse, c’est au moins un questionnement -, probablement partagée par beaucoup : « Quoique… Il y aura une fin,… Ben oui ! N’empêche que cette fin, je ne peux pas m’y faire. Ni celle des autres, ni la mienne. »

Oui, cette fin inéluctable a quelque chose d’insupportable. Elle l’est quand nous voyons ce que nous aimons partir, elle l’est quand nous pensons à notre devenir. Je ne peux, quant à moi, me résoudre à penser qu’il n’y a rien. Comment trouver un sens à la Vie, à notre vie, si je ne suis bon qu’à faire un peu d’humus au terme d’un cycle, plus ou moins long ? Je sais que croire en cet au-delà peut sembler irrationnel. Il l’est d’ailleurs. La raison, le rationalisme, savent si bien expliquer, qu’évidemment, il n’y a rien. Pour moi, croire en Dieu, croire en Jésus, c’est justement refuser cette fin, ce néant, cet abîme d’où rien ne sort. Je crois à ce message parce qu’il donne un sens à ma vie. Évangile donne ce sens suprême à ma vie : j’ai l’espoir que ma vie ne s’arrêtera pas à mon dernier souffle. Bien mieux, j’ai l’espérance, après ce passage terrestre, d’avoir accès à l’Amour que Jésus nous a promis.

La mort n’est pas une fin, la mort n’est pas la Fin !