les-heures-souterrainesJe viens d’achever la lecture des Heures Souterraines, de Delphine de Vigan, finaliste au dernier Goncourt mais non primé.

Au-delà de l’appréciation que j’ai pu avoir de ce livre – mon sentiment est mitigé – et de ses qualités propres, j’ai évidemment fait le lien avec le documentaire « La mise à mort du travail » dont je vous parlais récemment précédemment.

L’histoire raconte la vie parallèle d’un homme et d’une femme qui pourraient se rencontrer et qui, chacun, vive une situation de stress. L’un trouve refuge dans son travail, l’autre doit le fuir. L’autre, c’est Mathilde, cadre dans une entreprise soudainement en butte à la décision de son supérieur de la mettre à l’écart. Comme il n’a pas de raisons objectives, il va user de ruses, mensonges et perfidies pour la broyer, la nier. La faire craquer, la tuer en somme.

Pour caricaturale que puisse sembler cette histoire – je n’ai moi-même, fort heureusement jamais rencontré ce type de personne – j’ai retrouvé quelques échos avec le documentaire.

Comment certaines personnes, dont les responsabilités devraient au contraire les inciter à être précautionneux dans leurs rapports aux autres, peuvent-elles être autant dépourvues d’humanité ? Je suis toujours surpris de voir à quel point l’être humain est incapable, si souvent, d’exercer ce pouvoir et qu’il est prêt, encore plus souvent, à toutes les bassesses pour le garder.

L’Evangile est souvent très éclairant sur ces formes dévoyées du pouvoir : l’orgueil est à la base de tout et Jésus n’eut de cesse de nous appeler à la plus grande humilité.