Comment ne pas se réjouir, 20 ans après, de la chute du mur de Berlin. Je me souviens avoir écouter fébrilement à la radio les événements, avoir avidement lu la presse durant cette période et me réjouir de ce vent de liberté. Nous savons tous à quel point le Pape Jean-Paul II a pu y contribuer, donnant l’image d’une Église forte de ses valeurs et faisant tomber les barrières.

Je me souviens aussi être passé à Berlin en Juillet 1990, soit 9 mois après les événements. Le Mur était encore présent, le sentiment était étrange : c’était à la fois du passé (le passage n’était plus entravé) et la cicatrice encore bien présente.

Et toutes ces familles séparées pendant tant d’années ? Et comment vivre avec le Mur au bout de son jardin pendant 40 ans ? Comment une telle situation a pu perdurer ? Mystère des jeux politiques et diplomatiques …

Au fait, tous ceux, dirigeants et citoyens d’Europe, qui se réjouissent aujourd’hui de la chute de ce mur de la honte, ne pourraient-ils pas se préoccuper d’un autre mur, construit il n’y pas si longtemps, et dont on parle si peu !